Derniers mineurs

En 1991, le Bassin du Nord-Pas-de-Calais, région emblématique de l’industrie charbonnière nationale, ferme son dernier puits, suivie de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) en 1993. Seules subsitent les mines de Gardanne (Bouches-du-Rhône) fermées en février 2003 et les puits des Houillères du Bassin de Lorraine.

Début 2004 c’était encore plus de 600 mineurs qui travaillent au siège de la Houve. Avec la fermeture de cette mine, comme leurs camarades de Merlebach et de Forbach, tous les mineurs qui justifient de 25 ans de mine peuvent partir en « congé charbonnier » avec 80 % du salaire jusqu’à l’âge de la retraite tout en bénéficiant des avantages en nature propres à la profession, personne ne restera sur le bord du chemin.

Avril 2004, en veine Albert 7-1, à 900 mètres de profondeur, les dernières tonnes de charbon sont arrachées au sous-sol français. Huit siècles d’histoire minière s’achèvent avec la fermeture du puits de la Houve à Creutzwald en Moselle. Après la fermeture du siège de Merlebach au mois d’octobre 2003, le puits de la Houve, exploité par les Houillères du Bassin de Lorraine arrête sa production, signant ainsi du même coup la fermeture de la dernière exploitation charbonnière française.

Cette fermeture est l’aboutissement d’une récession programmée depuis la présentation du plan Jeanneney en 1960, la naissance de la CECA (Communautée Européenne du Charbon et de l’Acier), précurseur de notre communauté Economique Européeenne, signait la mort programmée de l’industrie houillère et sidérurgique française.

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