Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

Août au verger

C'est son festival annuel : au verger, août est le grand mois des récoltes et nulle part l'expression
"recueillir les fruits de ses efforts" n'est aussi bien illustrée ! Mais ce n'est pas une raison pour s'endormir sur ses lauriers. Le verger, en plein épanouissement, a besoin que l'on s'occupe de lui.
Parons d'abord au plus urgent : les fruits.
Il faut les aider à mûrir s'ils se trouvent trop à l'ombre, en supprimant les feuilles qui font écran entre le soleil et eux, spécialement les pêchers. Il faut aussi soulager les arbres dont les branches croulent sous le poids de leur production, en les étayant solidement.
Au passage, on en profitera pour baliser les jeunes rameaux verts des pommiers et des poiriers en les courbant horizontalement.
Bien entendu, il faut aussi protéger les fruitiers contre les ennemis naturels qui abondent en ce moment, qu'il s'agisse des insectes ou des bactéries. Mais souvenez-vous que les traitements contre ces envahisseurs (tavelure, moniliose, pucerons, psylles, tenthrèdes, etc.) doivent impérativement être interrompus entre 21 et 15 jours avant le début de la récolte. Par conséquent, sauf exception, ils ne sont plus de mise ce mois-ci.
L'autre problème posé par les fruits est celui de leur conservation, une fois récoltés. Car ils ont évidemment tendance à abonder en quelques semaines, bien au-delà de nos besoins, et en attendant les « opérations-confitures » il convient de savoir les préserver.
Voici un moyen traditionnel, hérité de nos grands-pères : aussitôt après la récolte je lave les fruits puis je les dépose quelques minutes dans une bassine emplie d'eau légèrement javellisée (20 cl d'eau de Javel pour 10 1 d'eau pure). Bien entendu, aussitôt après je rince les fruits à l'eau claire. Cette « opération eau de Javel » a deux avantages : d'abord elle débarrasse les fruits sains des germes qu'ils pourraient porter et qui menaceraient de les faire pourrir; en suite, elle provoque le noircissement des fruits véreux dont on peut se débarrasser aussitôt,
Il est important que les fruits soient, ensuite, déposés sur des claies et, autant que possible, sans se toucher. Ils se conservent très bien ainsi, de plusieurs jours à plusieurs semaines selon les espèces.

Deuxième travail d'août : les greffes.
Retenez d'abord que, comme pour le bouturage, il faut toujours en tenter plusieurs. Ainsi multiplie-t-on les chances d'en voir une réussir.
Le plus important est de bien choisir le type de greffe qui convient à l'espèce à laquelle vous l'appliquez.
La greffe « en écusson à oeil dormant » convient aux poiriers, pommiers, cerisiers, pêchers. La végétation ne reprendra en effet, à l'endroit traité, qu'au printemps prochain.
Vignes et pêchers doivent être greffés « en approche » ; cerisiers et pruniers, « en fente ».
La reprise des greffes effectuées en juillet doit être à présent amorcée. Il faut enlever les ligatures d'un coup de tranchoir du greffoir.
Début septembre, le moment sera venu d'opérer les greffes « en couronne », « en incrustation » ou « en demi-fente », sur les cerisiers et les pruniers.
Quelques trucs pour mettre toutes les chances de votre côté dans cette intervention :
- dans les jours qui précèdent la greffe, arrosez bien le porte-greffe et les arbres sur lesquels vous prélèverez les greffons
- désinfectez vos instruments à l'eau javellisée avant d'opérer;
- mouillez le raphia que vous allez utiliser pour les ligatures ;
- dès que vous avez prélevé le greffon, gardez-le dans votre bouche jusqu'à sa mise en place; les enzymes contenues dans la salive lui conserveront sa fraîcheur pendant la préparation du porte-greffe.

Greffe en écusson

-----------------------------------------------------------------------------


<- Haut de page ->